Le président sud-africain Cyril Ramaphosa exprime son désir de rencontrer son homologue américain, Donald Trump, dans le but de rétablir les relations diplomatiques entre les deux pays, mises à mal par les récentes réductions de l’aide américaine et les tensions croissantes.
Lors d’une conférence d’affaires à Johannesburg jeudi, Ramaphosa a réitéré son souhait d’améliorer les liens bilatéraux avec les USA, particulièrement après le décret exécutif de Trump concernant les politiques de réforme agraire en Afrique du Sud.
Il a souligné la nécessité de parvenir à « un accord significatif » avec les États-Unis afin de résoudre plusieurs problématiques affectant les relations entre les deux nations.
« Nous souhaitons conclure un accord substantiel avec les États-Unis sur une série de questions », a affirmé Ramaphosa, exprimant ainsi sa volonté de favoriser une relation constructive avec Trump.
Le président sud-africain a défendu la réforme agraire en Afrique du Sud, insistant sur le fait qu’elle est conforme à la Constitution et qu’elle cherche à réparer les injustices historiques liées à l’apartheid.
Il a rejeté les accusations selon lesquelles les lois actuelles permettraient des saisies de terres arbitraires, précisant que l’expropriation se ferait de manière équitable.
Cette réforme fait suite à la décision de Trump de réduire l’aide à l’Afrique du Sud de près de 440 millions de dollars, en raison de préoccupations sur ses politiques foncières et ses prises de position juridiques internationales, notamment les actions de Prétoria contre Israël devant la Cour internationale de justice.
Les États-Unis demeurent l’un des principaux investisseurs en Afrique du Sud, avec plus de 600 entreprises américaines opérant sur le territoire.
JN/fss/te/Sf/APA