Les incidents violents liés à la transhumance ont baissé de plus de 65 % dans la préfecture de la Vakaga, dans le nord-est de la République centrafricaine, passant de 78 cas en 2024-2025 à 27 durant la saison 2025-2026, selon les résultats présentés lors d’un atelier tenu à Birao.
La rencontre de Birao autour des incidents liés à la transhumance, organisée les 10 et 11 octobre, a réuni 40 participants, dont six femmes, issus des autorités locales, des communautés d’agriculteurs et d’éleveurs, ainsi que des structures communautaires et des partenaires. Les échanges ont permis d’évaluer la dernière saison et de formuler des recommandations pour prévenir les conflits au cours de la campagne 2026-2027.
La diminution des violences durant la dernière saison est notamment attribuée aux actions de sensibilisation, de médiation et d’alerte précoce menées avec l’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).
Le président du Comité de transhumance de Birao, Daoud Bourma, a indiqué que le soutien logistique de la mission onusienne avait permis d’organiser plus de 30 séances de sensibilisation auprès des agriculteurs et des éleveurs. Cet appui a également facilité les déplacements dans les localités éloignées pour prévenir les tensions et régler les différends avant qu’ils ne dégénèrent.
Malgré cette évolution, plusieurs difficultés persistent, notamment le non-respect des couloirs de transhumance et l’insuffisance des points d’eau pour le bétail. Les participants ont ainsi préconisé le renforcement du dialogue communautaire, la création de comités mixtes réunissant agriculteurs et éleveurs et la poursuite des campagnes de sensibilisation.
Ils ont également recommandé le balisage des couloirs de transhumance et la construction de points d’eau, de marchés à bétail et de pharmacies vétérinaires dans les localités de Sikikédé, Takadja, Madja et Am-Sissia.
Les participants ont enfin appelé à renforcer les capacités des structures locales de prévention et de gestion des conflits afin de consolider les acquis et de favoriser une coexistence pacifique entre les communautés de la Vakaga.
TE/Sf/APA





