Le Tribunal militaire de Bamako a condamné mardi trois prévenus, dont un policier, un militaire et un civil, à des peines allant de deux à cinq ans de prison dans une affaire liée à la vente et à la détention d’armes et de munitions.
Présidée par le magistrat Assama Dolo, l’audience correctionnelle du 6 octobre n’a permis de juger qu’un seul des cinq dossiers inscrits au rôle.
Le sergent-chef de police Youssouf Traoré a écopé de cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 500 000 francs CFA. Le tribunal lui a également ordonné le paiement de 15 000 francs CFA correspondant à trois cartouches. Le compte rendu officiel ne précise toutefois pas les chefs d’accusation finalement retenus contre lui.
Le soldat de première classe Ibrahim Sidibé, qui a reconnu des faits relatifs à l’achat et à la vente d’une arme, a été condamné à cinq ans de prison, dont trois ans ferme et deux ans avec sursis, ainsi qu’à une amende de 500 000 francs CFA.
Le troisième prévenu, Mamourou Sanou, a lui aussi reconnu les faits de vente d’une arme qui lui étaient reprochés. Il a été condamné à deux ans d’emprisonnement et à 500 000 francs CFA d’amende.
Les dossiers examinés par le tribunal portaient notamment sur des faits de vol, de vente ou de détention illégale d’armes à feu, de perte et d’achat d’armes et de munitions, mais aussi d’escroquerie, d’abus de confiance et de violation de consignes militaires.
Par ailleurs, une deuxième affaire impliquant trois militaires et un civil, poursuivis pour perte d’arme et violation de consignes générales militaires, a été renvoyée.
Les trois autres dossiers inscrits au rôle ont également été reportés. Aucune nouvelle date d’audience n’a été communiquée.
MD/te/APA





