Alger a annoncé une nouvelle répartition des responsabilités au sein de la présidence de la République et du gouvernement, avec la nomination de Lounès Magramane à la direction du cabinet présidentiel et le retour de Brahim Merad au ministère de l’Intérieur.
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a procédé à deux changements au sommet de l’État, en désignant Lounès Magramane directeur de cabinet à la présidence de la République et Brahim Merad ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire. Ces nominations s’inscrivent dans une réorganisation de l’appareil exécutif, marquée par le retour de responsables expérimentés à des postes stratégiques.
Lounès Magramane succède à Boualem Boualem à la direction du cabinet présidentiel. Diplomate de carrière, il occupait depuis juin 2023 les fonctions de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Son parcours l’a conduit à exercer plusieurs responsabilités au sein de l’administration centrale et dans les représentations diplomatiques algériennes à l’étranger, notamment au Niger, en Hongrie, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Il a également participé à différents processus de médiation et aux travaux d’instances africaines et internationales.
Sa nomination intervient dans un contexte où la coordination des dossiers présidentiels et le suivi des relations avec les institutions constituent des enjeux importants pour l’exécutif algérien. Sa connaissance des dossiers diplomatiques et des mécanismes administratifs devrait faciliter sa prise de fonctions à la tête du cabinet présidentiel, chargé notamment d’assurer la liaison entre le chef de l’État et les différents services de l’administration.
Brahim Merad retrouve, pour sa part, le ministère de l’Intérieur, qu’il a dirigé de septembre 2022 à septembre 2025. Né en 1953 à Batna, il a effectué l’essentiel de sa carrière dans l’administration territoriale, occupant les fonctions de wali dans plusieurs régions du pays. Nommé médiateur de la République en mai 2021, il avait ensuite rejoint le gouvernement avant de se voir confier, en septembre 2025, l’Inspection générale des services de l’État et des collectivités locales.
Ce retour intervient alors que le ministère de l’Intérieur demeure au cœur de la gestion territoriale, du fonctionnement des collectivités locales et de la mise en œuvre des politiques publiques. L’expérience de Brahim Merad dans l’administration déconcentrée constitue un atout pour le suivi des dossiers liés aux wilayas et aux services publics de proximité.
Cette réorganisation entraîne également une nouvelle répartition des portefeuilles ministériels. Saïd Sayoud conserve le secteur des Transports, désormais distinct de celui de l’Intérieur. À travers ces changements, Abdelmadjid Tebboune s’appuie sur des responsables ayant déjà exercé des fonctions importantes au sein de l’État, dans une logique de continuité administrative et de réorganisation des responsabilités exécutives.
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