Le président, égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, a affirmé, mercredi 14 octobre, que la Constitution ne serait pas modifiée, en réaction à des rumeurs et à une campagne de désinformation visant, selon lui, à attiser l’agitation et à déstabiliser le pays.
« L’Egypte a une Constitution approuvée par son peuple, et personne n’y touchera », a dit le chef de l’Etat égyptien lors du 44e symposium culturel des forces armées, organisé à l’occasion du 53e anniversaire de la victoire de la guerre d’Octobre.
Al-Sissi a mis en garde contre les tentatives de manipulation de l’opinion. Les rumeurs, les efforts pour fausser la perception du public et les tentatives d’enflammer l’opinion, observés ces derniers mois, visent selon lui à saper la stabilité du pays.
Ces déclarations interviennent alors que circulent sur les réseaux sociaux des spéculations selon lesquelles la Constitution pourrait être amendée afin de consolider le pouvoir et de permettre au président de rester en fonction au-delà de son mandat actuel, qui doit s’achever en 2030.
Aux termes de l’article 140 de la Constitution de 2014, amendée en 2019 portant le mandat de quatre à six ans, le président ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs de six ans.
Al-Sissi a averti que des troubles semblables à ceux de 2011 pourraient avoir de lourdes conséquences sur la stabilité de l’État et sur sa capacité à durer.
« Protégez votre pays contre cette conspiration… Je ne dis pas de protéger le président », a-t-il dit tout en appelant chacun à prendre ses responsabilités pour renforcer la conscience collective et expliquer les dangers des tentatives de renversement des Etats de l’intérieur.
AK/Sf/APA





