L’ONG Aklala Batik, en collaboration avec la Maison des jeunes de au Togo, a lancé le 18 février 2026 un projet de plaidoyer visant à lutter contre l’impunité des auteurs de grossesses précoces et d’abus sexuels en milieu scolaire et dans les centres de formation professionnelle.
Soutenue par la Coopération allemande (GIZ), l’initiative de plaidoyer contre les grossesses précoces sera mise en œuvre durant six mois dans les communes de la préfecture de Kloto, dans le sud-ouest du Togo, dans le cadre de l’application de la loi relative à la protection des apprenants, d’après l’agence Togolaise de presse.
Selon les promoteurs, le projet répond à la persistance des violences sexuelles en milieu scolaire, malgré l’existence d’un arsenal juridique comprenant le Code de l’enfant, le Code pénal et la loi de 2022 sur la protection des apprenants.
Ces violences entraînent des grossesses précoces, des abandons scolaires et compromettent l’avenir des jeunes filles, ont souligné les organisateurs, qui ambitionnent d’ici 2030 de contribuer à la réduction de l’impunité et au renforcement de la protection des apprenantes.
Le projet vise notamment à améliorer la transparence et la redevabilité dans la gestion des cas signalés, à encourager l’implication des parents et des communautés, et à renforcer la confiance des victimes et des témoins dans les mécanismes de dénonciation.
Parmi les activités prévues figurent des ateliers de sensibilisation à l’endroit des acteurs clés, des campagnes de communication via les radios locales, les affiches et les réseaux sociaux, la formation de relais communautaires pour le suivi des cas, ainsi qu’un plaidoyer auprès des autorités pour l’application effective des sanctions.
À terme, les initiateurs espèrent que 80 % des acteurs ciblés maîtriseront les dispositions légales en vigueur et que les signalements des cas d’abus augmenteront d’au moins 50 %, avec la mise en place d’un comité de suivi.
Présent au lancement, le secrétaire général de la préfecture de Kloto a appelé à une mobilisation collective pour faire de la localité un modèle en matière de protection des apprenants, tandis que des responsables communaux ont salué une initiative de nature à garantir un environnement scolaire plus sûr et protecteur.
RNK/ac/Sf/APA







