Le président sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye a annoncé mercredi une avancée majeure pour la stabilité du pays avec la signature d’un accord de paix durable en Casamance, après des décennies de conflit dans cette région méridionale du Sénégal.
« C’est avec une immense satisfaction que nous accueillons cet accord historique qui marque un tournant décisif pour notre nation », a déclaré le Chef de l’État du Sénégal, lors du conseil des ministres hebdomadaire au Palais de la République, mercredi.
L’accord de paix en Casamance, signé le dimanche 23 février 2025, est le fruit d’efforts diplomatiques soutenus impliquant plusieurs acteurs régionaux. Le président Faye a particulièrement remercié son homologue bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, « pour son rôle déterminant de facilitateur » dans ce processus de paix.
« Le Premier ministre Ousmane Sonko mérite également notre reconnaissance pour le travail remarquable accompli dans le cadre de la réconciliation, de la paix et de la stabilité en Casamance », a souligné le président.
Cette dynamique de paix s’inscrit dans le cadre plus large du « Plan Diomaye pour la Casamance » (PDC), un programme ambitieux de développement durable lancé en octobre 2024. Ce plan comprend vingt-deux mesures d’accompagnement visant à « développer le pôle-territoire économique Casamance conformément à la vision d’un Sénégal souverain, juste et prospère ».
Selon le communiqué officiel du Conseil des ministres parvenu à APA, des financements ont déjà été alloués à diverses réalisations à travers plusieurs organismes nationaux, permettant notamment « la réalisation de puits hydrauliques, l’appui à l’entrepreneuriat agricole des femmes, la construction d’habitats, l’assainissement, la construction de salles de classe, la poursuite des activités de déminage, ainsi que des secours alimentaires et la poursuite du dialogue communautaire ».
« Le gouvernement réaffirme sa volonté de travailler avec toutes les parties prenantes pour asseoir une paix durable et relancer rapidement les activités économiques et sociales en Casamance », a déclaré le président Faye, qualifiant ces initiatives d’« indispensables à l’amélioration du bien-être des populations ».
La Casamance, région séparée du reste du Sénégal par la Gambie, était en proie à l’un des plus anciens conflits d’Afrique depuis le début des années 1980, opposant l’armée sénégalaise aux séparatistes du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).
AC/Sf/APA