Le 30 septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré renverse le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, huit mois après que celui-ci avait lui-même pris le pouvoir par un coup d’État.
Le 30 septembre 2022, des militaires burkinabè conduits par le capitaine Ibrahim Traoré annoncent la destitution du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, président de la transition depuis le 24 janvier de la même année.
Les putschistes suspendent la Constitution, dissolvent le gouvernement et les institutions de transition et ferment les frontières terrestres et aériennes. Ils justifient leur action par la dégradation de la situation sécuritaire et l’incapacité, selon eux, des autorités à faire face aux attaques des groupes jihadistes.
Le renversement de Damiba constitue alors le deuxième coup d’État au Burkina Faso en 2022. Le premier, conduit par Damiba, avait renversé le président Roch Marc Christian Kaboré le 24 janvier, également sur fond de mécontentement au sein de l’armée face à l’insécurité.
Après plusieurs heures de tensions et de négociations, Paul-Henri Damiba accepte finalement de démissionner le 2 octobre. Ibrahim Traoré devient ensuite président de la transition et est officiellement investi le 21 octobre 2022.
Ce double changement de pouvoir militaire en moins d’une année marque un tournant dans la crise politique et sécuritaire du Burkina Faso.
Sf/APA





