Le gouvernement américain a brusquement mis fin à son soutien aux organisations sud-africaines engagées dans la lutte contre le VIH/Sida, menaçant la continuité de nombreux programmes essentiels.
Les bénéficiaires sud-africains du Plan d’urgence du président américain pour la lutte contre le Sida (PEPFAR) ont été informés dans la nuit que leurs subventions étaient définitivement suspendues.
Selon une correspondance consultée par APA, l’Agence américaine pour le développement international (USAID) a justifié cette résiliation par des « raisons de commodité » et « l’intérêt du gouvernement américain », conformément à une directive du secrétaire d’État américain Marco Rubio, administrateur par intérim de l’USAID.
Les bénéficiaires ont été sommés d’interrompre immédiatement toutes les activités liées aux financements et d’en informer leurs partenaires et sous-traitants.
Cette décision suscite de vives inquiétudes quant à l’avenir des services de santé qui combattent l’une des crises sanitaires les plus graves d’Afrique du Sud, pays affichant l’un des taux d’infection au VIH les plus élevés au monde.
Depuis son lancement en 2003, le PEPFAR a injecté environ 8 milliards de dollars pour soutenir la lutte contre l’épidémie en Afrique du Sud. Pour l’exercice en cours (octobre 2024-septembre 2025), une enveloppe de 439 millions de dollars avait été prévue.
Outre le PEPFAR, d’autres programmes de santé soutenus par l’USAID, bien que non directement liés au VIH, ont également reçu l’ordre de cesser leurs activités.
JN/fss/te/Sf/APA