Le nombre de cas de maladies gastro-intestinales associés à une contamination de l’eau dans la province du Gauteng, en Afrique du Sud, est passé de 408 à 833, a annoncé lundi la ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Pemmy Majodina, sur fond d’inquiétudes concernant l’état des infrastructures hydrauliques.
La ministre a communiqué ce nouveau bilan lors d’une visite à Bronkhorstspruit, dans le cadre d’une mission du Comité interministériel sur l’eau et l’assainissement, dirigée par le vice-président Paul Mashatile.
Selon Pemmy Majodina, cette hausse s’explique notamment par la consommation d’eau traitée et distribuée avant l’arrêt de l’usine de traitement de Bronkhorstspruit, ainsi que par l’utilisation persistante de réserves d’eau conservées dans des récipients domestiques après l’incident. Aucun cas critique ni décès n’a été signalé, a-t-elle précisé.
Face à la situation, les autorités ont fermé l’usine après avoir identifié l’eau contaminée comme la source probable des infections. La municipalité de Tshwane assure depuis l’approvisionnement en eau potable à l’aide de camions-citernes, tandis que les travaux de réparation se poursuivent.
La ministre a indiqué que quatre pompes avaient été installées dans l’usine afin de faciliter la reprise progressive des activités.
Cette flambée de maladies remet en lumière les difficultés d’accès à une eau de qualité et le vieillissement des infrastructures dans le Gauteng, l’un des principaux centres économiques du pays, où les interruptions d’approvisionnement et les problèmes de maintenance suscitent des préoccupations croissantes.
Le gouvernement a engagé des audits des installations de traitement de l’eau, en accordant une attention particulière au Gauteng, afin d’évaluer leur état et d’identifier les défaillances nécessitant des interventions.
Selon Pemmy Majodina, la réparation et la modernisation des infrastructures hydrauliques nationales nécessiteraient environ 400 milliards de rands, soit 24,1 milliards de dollars. Elle a appelé le secteur privé à renforcer sa collaboration avec les municipalités pour moderniser les réseaux et les équipements essentiels.
La ministre a également souligné que le manque d’entretien avait contribué à la dégradation des infrastructures dans plusieurs localités, plaidant pour que les autorités municipales accordent une priorité accrue aux investissements dans le secteur de l’eau.
JN/lb/te/Sf/APA





