Le Pôle économique et financier (ECOFI) du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso a rejeté lundi la demande de liberté provisoire formulée par l’ancien ministre Lionel Bilgo et son co-prévenu Vincent de Paul Kaboré, poursuivis notamment dans une affaire foncière. Le dossier a été renvoyé au 5 octobre 2026.
La demande de mise en liberté de l’ancien ministre, Lionel, était au cœur de l’audience de lundi au TGI de Bobo-Dioulasso, après la décision du Pôle ECOFI de surseoir à statuer sur le dossier portant notamment sur l’exercice illégal d’activités foncières et la publicité de promotion immobilière sans autorisation.
Les avocats de Lionel Bilgo et de Vincent de Paul Kaboré avaient plaidé pour leur remise en liberté, éventuellement assortie d’un contrôle judiciaire. Ils ont notamment soutenu que l’enquête était terminée et que leurs clients présentaient des garanties suffisantes de représentation devant la justice.
« La liberté est le principe et la détention l’exception », a plaidé l’un des avocats, estimant que les prévenus ne présentaient aucun risque de fuite ni de destruction de preuves.
Le parquet s’est opposé à la demande, invoquant notamment un risque de subornation de témoins et jugeant insuffisantes les garanties de représentation avancées par la défense. Le ministère public a également demandé le maintien du second mandat de dépôt.
À la barre, Lionel Bilgo a assuré qu’il entendait rester à la disposition de la justice. Son co-prévenu Vincent de Paul Kaboré a, pour sa part, affirmé qu’ils s’étaient présentés librement aux autorités afin de « dire la vérité ».
Le juge a finalement rejeté l’exception de nullité soulevée contre le second mandat de dépôt ainsi que la demande de liberté provisoire. L’affaire a été renvoyée au 5 octobre 2026.
Ancien ministre de l’Éducation nationale et ancien porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo a été placé sous mandat de dépôt le 28 août, en même temps que Vincent de Paul Kaboré. Ils sont poursuivis pour des faits liés notamment à l’exercice illégal d’activités foncières et à la publicité de promotion immobilière sans autorisation.
Le dossier porte notamment sur des opérations foncières à Léguéma et Lôgofourousso.
L’affaire a ensuite été transférée au Pôle ECOFI après l’ajout d’une infraction de blanchiment de capitaux, une décision contestée par la défense devant la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso.
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