Deux enfants figurent parmi les victimes de l’effondrement survenu samedi dans un immeuble en construction à Dioïla, dans le sud du Mali. Le drame a également fait sept blessés et conduit à l’ouverture d’une enquête judiciaire.
L’effondrement d’un bâtiment à étage en construction a fait dix morts, samedi 17 octobre, dans le quartier de Tripanobougou à Dioïla, à environ 160 kilomètres à l’est de Bamako.
Parmi les personnes décédées figurent le propriétaire du chantier, ses deux enfants âgés de sept ans et sept ouvriers, selon l’Agence malienne de presse (AMAP).
L’accident s’est produit dans l’après-midi alors que des ouvriers, le propriétaire et ses enfants se trouvaient à l’intérieur du bâtiment. Les travaux de coulage de la dalle supérieure venaient de s’achever lorsque celle-ci s’est affaissée, entraînant l’effondrement de la construction.
Les services de la Protection civile, les forces de sécurité et des habitants ont participé aux opérations de secours et au dégagement des personnes ensevelies. Les sept blessés ont été évacués vers des structures sanitaires.
Enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte afin d’établir les circonstances exactes du drame et de déterminer d’éventuelles responsabilités. Le responsable du chantier a été conduit au commissariat pour les besoins des investigations.
Ce nouvel accident intervient quelques mois après l’effondrement, en mars, d’un immeuble R+4 en construction à Bamako. Le bilan définitif communiqué par les autorités avait fait état de cinq morts et d’une vingtaine de blessés. Une commission d’enquête avait été mise en place et la Direction nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat avait ensuite annoncé un renforcement des contrôles des chantiers, l’identification des bâtiments à risque et une réforme du système de délivrance des permis de construire.
D’autres accidents similaires avaient déjà été enregistrés ces dernières années. À Lafiabougou, dans la ville de Ségou, trois personnes avaient péri et quatre autres avaient été blessées dans l’effondrement d’un bâtiment en construction le 13 juillet 2024.
En septembre 2023, deux effondrements survenus le même jour à Moribabougou et Banankoroni, dans l’agglomération de Bamako, avaient fait au total sept morts et plusieurs blessés. Quelques mois plus tôt, en avril, l’effondrement d’une maison en construction à Kita, dans l’ouest du pays, avait causé trois décès et huit blessés.
La succession de ces accidents avait déjà conduit les services de l’urbanisme et les organisations professionnelles du bâtiment à insister sur le respect des normes techniques, le suivi des chantiers et les procédures d’autorisation de construire. En mai dernier, le directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat avait annoncé le renforcement des contrôles et une opération d’identification des constructions présentant des risques.
MD/te/APA





