Le ministre égyptien des affaires étrangères, Badr Abdelatty, a souligné la nécessité de préserver l’unité et la souveraineté des territoires libyens, en affirmant que la sécurité de la Libye constitue un prolongement intrinsèque de la sécurité nationale égyptienne et arabe.
Badr Abdelatty s’exprimait dimanche lors d’une réunion tenueà Alger du mécanisme trilatéral des pays voisins de la Libye, qui regroupe aussi l’Algérie et la Tunisie
Le ministre s’est entretenu dimanche 25 octobre à Alger avec ses homologues algérien, Ahmed Attaf, et tunisien, Mohamed Ali Nafti, dans le cadre de cette réunion visant à renforcer la coordination et la concertation entre ces pays afin de contribuer à la recherche d’une solution politique inter-libyenne, consensuelle et inclusive, basée sur le dialogue entre les différentes parties libyennes.
« Les discussions ont principalement porté sur la coordination des positions des pays voisins directs face à l’évolution de la situation en Libye », a affirmé le porte-parole officiel du ministère égyptien des Affaires étrangères.
Le ministre égyptien a exprimé dans son allocution un rejet catégorique de tout diktat extérieur, réaffirmant que la solution libyo-libyenne demeure l’unique pilier garantissant une stabilité durable et un règlement global, ajoute la même source.
Il a insisté sur l’importance d’aboutir à un règlement politique sous appropriation libyenne, préservant l’unité du pays, unifiant ses institutions et préparant le terrain à la tenue simultanée d’élections présidentielles et parlementaires dans les plus brefs délais. Abdelatty a réitéré l’exigence d’un retrait immédiat de l’ensemble des forces étrangères, des mercenaires et des combattants étrangers du territoire libyen, conformément aux résolutions internationales pertinentes.
Lors de la réunion trilatérale, les trois ministres ont également souligné la nécessité d’adopter une approche globale ne se limitant pas aux volets sécuritaire ou politique, mais s’étendant aux dimensions économiques et sociales pour traiter les racines de la crise libyenne. Ils ont convenu de poursuivre la concertation et la coordination étroite afin d’assurer la convergence des visions au service des intérêts et des aspirations du peuple libyen.
A l’issue de la réunion, les participants ont rappelé la responsabilité centrale du mécanisme, sous l’égide de l’ONU, pour soutenir le processus politique et accélérer un règlement global de la crise. Dans un communiqué conjoint, les chefs de la diplomatie des trois pays ont salué les travaux de la mission onusienne pour mettre en œuvre la feuille de route du 21 août 2025, tout en passant en revue les acquis du comité de dialogue restreint (4+4) (format militaire et sécuritaire inter libyen sous égide onusienne visant à consolider le cessez-le-feu et unifier l’armée) et l’accord-cadre du 30 août 2026.
Selon le communiqué, la solution politique doit impérativement émaner de la volonté et du consensus des Libyens, garantissant ainsi l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays. Le document insiste sur la nécessité d’une réconciliation nationale, avec le soutien des autorités compétentes, de l’Union africaine et des Nations Unies.
Les trois parties ont convenu que la prochaine réunion du mécanisme se tiendra en Tunisie à une date ultérieure.
AK/Sf/APA





