Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a reçu le 28 septembre à New York le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré. Les échanges ont porté notamment sur la sécurité, le climat et le partenariat entre l’ONU et le Burkina Faso.
Selon le compte rendu de la rencontre avec le Secrétaire général de l’ONU transmis par le ministère burkinabè des Affaires étrangères, M. Guterres a souligné que le programme d’action des Nations Unies au Burkina Faso était défini en fonction des priorités arrêtées par les autorités nationales.
Les discussions ont également porté sur la place de l’Afrique dans les prochaines actions de l’ONU.
M. Guterres a évoqué la nécessité de corriger ce qu’il considère comme une sous-représentation du continent africain au Conseil de sécurité et dans les instances dirigeantes des institutions de Bretton Woods.
Il a également cité parmi les défis auxquels l’Afrique reste confrontée l’insoutenabilité de la dette et l’insuffisance des financements destinés à l’adaptation au changement climatique.
Le ministre burkinabè a, pour sa part, salué l’action de l’ONU sur le terrain au Burkina Faso. Il a adressé ses « vives et sincères félicitations » à Antonio Guterres pour l’héritage qu’il s’apprête à laisser après dix années à la tête de l’organisation.
Karamoko Jean Marie Traoré a également dénoncé ce qu’il a qualifié de discours « tronqués » sur la situation au Sahel.
Selon lui, les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, ont réussi à mieux identifier les causes de leurs difficultés sécuritaires, devenues, selon le ministre, « un instrument de politique étrangère pour certains Etats ».
La rencontre intervient en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, à laquelle participe une délégation burkinabè.
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