Le ministère de l’Énergie et du Pétrole, avec l’appui du Millennium Challenge Account Sénégal II (MCA-Sénégal II), a présenté mardi à Dakar le projet de guichet unique numérique SIGTEN, destiné à centraliser les demandes de titres d’exercice des opérateurs du secteur de l’électricité, dans le cadre des réformes visant à améliorer sa gouvernance.
Lors d’un atelier de sensibilisation des journalistes organisé en partenariat avec le Collectif des journalistes économiques du Sénégal (COJES), les responsables ont mis en avant les avancées réglementaires et les investissements prévus dans le cadre du programme Senegal Power Compact, issu de la coopération entre le Sénégal et les États-Unis.
Le directeur général de MCA-Sénégal II, Oumar Diop, a souligné le rôle de la communication dans l’appropriation des réformes par les différentes parties prenantes.
« Dans un secteur aussi stratégique que l’énergie, l’appropriation des réformes ne peut être efficace sans une communication et un dialogue avec toutes les parties prenantes », a-t-il déclaré.
Une fois opérationnel, SIGTEN constituera un point d’entrée centralisé pour les demandes de titres d’exercice, quel que soit l’opérateur concerné. Aucune date de mise en service n’a toutefois été annoncée lors de l’atelier.
Le programme Senegal Power Compact prévoit plus de 19 milliards de FCFA sur cinq ans pour soutenir les réformes institutionnelles et améliorer la gouvernance du secteur électrique, a indiqué Oumar Diop.
La secrétaire permanente à l’Énergie, Oumou Khaïry Diao Diop, a rappelé que le Compact repose sur trois volets : le transport de l’électricité, l’accès à l’énergie et les réformes sectorielles. Le volet transport, qui comprend notamment la modernisation du réseau de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec), affichait un taux d’avancement de 99 % à la date de son intervention.
Le volet consacré à l’accès à l’énergie doit contribuer à l’électrification de plus de 300 villages, en appui à l’objectif national d’accès universel à l’électricité à l’horizon 2029.
La responsable a également cité l’adoption du Code de l’électricité, le renforcement de la Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE) et la mise en place du Bureau d’accès au réseau de transport (BART) parmi les évolutions engagées. Ces réformes doivent notamment améliorer l’organisation et la performance du secteur et favoriser les investissements privés.
Des défis demeurent cependant, en particulier le coût de l’énergie, l’accès insuffisant à l’électricité dans certaines zones et les difficultés liées à la fiabilité de l’approvisionnement.
Le Compact bénéficie d’un financement américain de 600 millions de dollars, complété par une contribution de 50 millions de dollars de l’État du Sénégal, selon les informations présentées lors de l’atelier.
Le coordonnateur du COJES, Dialigué Faye, a, pour sa part, appelé les journalistes à expliquer les conséquences concrètes des réformes pour les opérateurs économiques et les consommateurs, tout en conservant leur rôle critique dans le suivi de l’action publique.
Le ministère prévoit de poursuivre les activités d’information et de sensibilisation à Tambacounda, Ziguinchor et Saint-Louis.
SS/te/Sf/APA





