La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) a engagé 518,83 millions de dollars, soit plus de 300 milliards de FCFA, au Mali pour financer des infrastructures énergétiques, soutenir l’accès au crédit et sécuriser l’approvisionnement du pays en engrais et en produits pétroliers.
Les interventions de la banque régionale couvrent plusieurs secteurs considérés comme stratégiques pour la stabilité et la capacité productive de l’économie malienne, notamment l’énergie, l’agriculture, le financement des entreprises et l’approvisionnement en produits essentiels.
Dans le secteur énergétique, la BIDC a consacré 55 millions de dollars au renforcement des infrastructures d’interconnexion et de transport d’électricité. Cet appui vise à améliorer les capacités du réseau et à accompagner les besoins croissants en énergie des ménages et des activités économiques.
L’institution régionale a également mobilisé 18 millions de dollars à travers une ligne de financement destinée à la Banque malienne de solidarité (BMS), afin de faciliter l’accès aux ressources financières pour les acteurs économiques.
L’agriculture figure également parmi les principaux bénéficiaires des financements. Quelque 42 millions de dollars ont été engagés pour soutenir l’approvisionnement en engrais, un appui destiné à améliorer l’accès des producteurs aux intrants nécessaires à la campagne agricole et à soutenir les capacités de production.
À cela s’ajoutent 28 millions de dollars consacrés à l’approvisionnement en produits pétroliers. Ce financement intervient dans un secteur essentiel au fonctionnement des transports, de l’industrie, de l’agriculture et des services.
À travers ces différents engagements, la BIDC intervient ainsi sur plusieurs maillons essentiels de l’économie, en combinant financement des infrastructures, soutien au secteur privé et sécurisation des chaînes d’approvisionnement.
Ces investissements prennent place dans un contexte marqué par des besoins importants en infrastructures et en financement, mais aussi par la nécessité pour le Mali de renforcer ses capacités de production et de réduire les vulnérabilités liées à certains approvisionnements stratégiques.
La BIDC, bras financier de la CEDEAO, inscrit ses interventions dans sa stratégie 2026-2030, axée notamment sur la croissance, la résilience économique et l’optimisation des ressources. L’institution entend ainsi renforcer son accompagnement des économies ouest-africaines à travers des financements destinés aux secteurs à fort impact économique et social.
Avec un portefeuille de 518,83 millions de dollars au Mali, la banque régionale entend contribuer au renforcement des bases énergétiques, agricoles et financières du pays et soutenir, à terme, une économie davantage capable de faire face aux chocs et de consolider ses capacités productives.
TE/APA





