Le nouveau gouvernement marocain, dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri, présentera son programme devant les deux chambres du Parlement ce lundi à 15 heures (HL), trois jours après sa nomination par le roi Mohammed VI.
Cette étape constitutionnelle ouvrira le débat sur les priorités de la nouvelle majorité et précédera le vote de confiance de la Chambre des représentants.
La séance plénière conjointe de la Chambre des représentants et de la Chambre des conseillers se tiendra conformément à l’article 88 de la Constitution et aux règlements intérieurs des deux institutions, selon une déclaration commune de leurs présidents.
La cheffe du gouvernement devra exposer les orientations de son équipe, les engagements programmatiques et les mesures envisagées pour répondre aux principaux défis économiques et sociaux du Royaume.
Fatima Ezzahra El Mansouri, dirigeante du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a été nommée à la tête du gouvernement par le souverain vendredi, à l’issue des consultations engagées après les élections législatives du 23 septembre. La nouvelle coalition rassemble quatre formations : le PAM, le Parti de l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS). Ensemble, elles disposent de 207 sièges sur les 395 que compte la Chambre des représentants.
La nouvelle équipe gouvernementale s’accompagne de changements à plusieurs postes stratégiques. Fouzi Lekjaa, auparavant ministre délégué chargé du Budget, prend la tête du ministère de l’Économie, des Finances et de la Performance publique. Nabil Benabdallah est nommé à l’Éducation nationale, à l’Éducation préscolaire, à la Formation professionnelle et aux Qualifications, tandis que Charafat Afailal dirigera le département de l’Énergie, des Mines et du Développement durable.
Ahmed Rahhou se voit confier un portefeuille regroupant l’intelligence artificielle, la transformation numérique et la réforme administrative. Abdelouafi Laftit et Nasser Bourita conservent respectivement les ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères.
Le programme gouvernemental devra notamment répondre aux préoccupations liées à l’emploi, à l’éducation, à la santé et à l’amélioration des services publics. L’exécutif devra également poursuivre les préparatifs de la Coupe du monde 2030, que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal, ainsi que les investissements dans les infrastructures et les capacités économiques du pays.
La présentation du programme constitue une étape déterminante dans l’installation institutionnelle du nouvel exécutif. Après le débat parlementaire, la Chambre des représentants devra accorder sa confiance au gouvernement à la majorité absolue de ses membres, conformément à la Constitution. Le scrutin permettra de mesurer le soutien effectif de la majorité aux orientations annoncées par Fatima Ezzahra El Mansouri et de préciser le cadre politique de son mandat.
MK/AK/APA





