Réunie ce mardi 13 octobre 2026 à Abidjan, près d’une quinzaine de partis de l’opposition ont annoncé avoir formellement saisi le Premier ministre pour obtenir un dialogue en vue d’un consensus sur la réforme de fond du nouvel organe électoral, afin d’éviter au pays de nouvelles crises post-électorales.
C’est au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), à Cocody, un quartier huppé dans l’Est d’Abidjan, que les leaders de l’opposition se sont rassemblés pour délivrer une déclaration commune.
Parmi les figures marquantes de cette rencontre figuraient Simone Ehivet Gbagbo (MGC), Pascal Affi N’Guessan (FPI) et Charles Blé Goudé (COJEP). En revanche, le PPA-CI, formation politique de Laurent Gbagbo, manquait à l’appel pour ce point de presse.
Portant la voix de ce collectif d’une quinzaine de partis, Georges Philippe Ezaley, vice-président du PDCI, a révélé qu’un courrier commun avait été officiellement déposé à la Primature le lundi 12 octobre 2026. Par cette démarche, l’opposition exhorte le gouvernement à ouvrir rapidement des discussions inclusives.
Pour l’opposition, la dissolution de l’ancienne Commission électorale indépendante (CEI) en mai 2026 doit impérativement marquer une rupture. Rappelant que la Côte d’Ivoire a « trop souffert des contestations et des crises électorales », Georges Philippe Ezaley a pointé du doigt l’impartialité contestée et les défaillances de l’ancien organe.
Les signataires de la déclaration réclament des garanties concrètes pour le futur dispositif des dirigeants compétents, indépendants et choisis de manière consensuelle, une autonomie totale vis-à-vis du pouvoir politique.
Ils réclament en outre une liste électorale fiable, régulièrement actualisée et soumise à un audit indépendant, ainsi que la traçabilité complète des opérations avec la publication des résultats détaillés, bureau de vote par bureau de vote.
L’opposition prévient qu’elle n’acceptera pas une simple présentation par le gouvernement de décisions déjà arrêtées unilatéralement. Elle exige des négociations de bonne foi associant la majorité, l’opposition et la société civile, devant aboutir à un accord écrit avant la finalisation des textes de loi.
Saluant leur propre esprit d’ouverture pour avoir répondu favorablement aux précédentes invitations de l’exécutif, les partis d’opposition attendent désormais que le gouvernement propose rapidement une rencontre préparatoire.
Ces partis et groupements politiques de l’opposition ont conclu leur déclaration en appelant les citoyens ivoiriens ainsi que les partenaires régionaux et internationaux à soutenir cette démarche pacifique visant à préserver la paix par les urnes.
AP/Sf/APA





