Le partenariat entre la Guinée et le Groupe de la Banque mondiale s’engage dans une nouvelle phase, avec plus de 3 milliards de dollars d’investissements et d’appuis annoncés pour les prochaines années, au cœur des échanges entre le président Mamadi Doumbouya et le vice-président de l’institution pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana.
Reçu mardi au Palais Mohammed V à Conakry, à la tête d’une importante délégation, le vice-président Ousmane Diagana a réaffirmé l’engagement de la Banque mondiale à renforcer son accompagnement de la Guinée et à soutenir les réformes économiques engagées par les autorités.
Cette audience intervient au lendemain du lancement du nouveau Cadre de partenariat pays (CPP) 2027-2033 entre la Guinée et le Groupe de la Banque mondiale. Ce nouveau cadre prévoit 2,1 milliards de dollars d’engagements de la Banque mondiale sur sept ans, auxquels doivent s’ajouter près d’un milliard de dollars mobilisé à travers la Société financière internationale (SFI) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA).
Le dispositif cible notamment la gouvernance économique, le développement des infrastructures, le renforcement du capital humain et la promotion du secteur privé, en cohérence avec la vision nationale « Simandou 2040 ». La Banque mondiale présente également la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie comme des objectifs centraux de ce nouveau partenariat.
Au cours de l’audience, Ousmane Diagana a salué l’articulation, défendue par le chef de l’État, entre investissements stratégiques, réformes structurelles et consolidation du cadre macroéconomique.
La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, qui a introduit la délégation auprès du président Doumbouya, a de son côté mis en avant les résultats de la mission de la Banque mondiale, notamment la signature d’accords de financement et l’annonce de nouveaux investissements dans plusieurs secteurs stratégiques.
Ces appuis doivent notamment concerner l’agriculture, la formation et le développement des compétences, la mobilisation des recettes publiques, l’efficacité des dépenses de l’État ainsi que le secteur de l’électricité.
Pour Conakry, l’enjeu est désormais de traduire cette montée en puissance financière en projets capables de soutenir durablement la transformation économique du pays. Le nouveau cadre de coopération fait ainsi de la création d’emplois, du développement des infrastructures et du renforcement du secteur privé des leviers majeurs de cette transformation.
Au terme de l’audience, Ousmane Diagana a réitéré la volonté de la Banque mondiale de poursuivre et d’intensifier son accompagnement de la Guinée, confirmant le rapprochement entre les deux parties autour des priorités nationales de développement.
TE/Sf/APA





