Le Burkina Faso et la Banque mondiale ont officiellement lancé vendredi le nouveau Cadre de partenariat pays (CPP) couvrant la période 2026-2031, avec un accent particulier sur la création d’emplois, la santé, l’éducation, l’accès à l’électricité et la productivité agricole.
Le nouveau cadre vise à transformer la résilience du Burkina Faso en « opportunités de développement », notamment à travers la création d’emplois, a déclaré le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana.
M. Diagana a été reçu plus tôt dans la journée par le président burkinabè Ibrahim Traoré, auquel il a présenté les grandes orientations de ce partenariat, approuvé il y a trois mois par le conseil d’administration de la Banque mondiale.
Selon le ministère burkinabè de l’Economie, le nouveau CPP est aligné sur le Plan national de développement « Relance » 2026-2030.
« Trois domaines concernent l’essentiel de notre ambition », a indiqué la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako/Traoré. Il s’agit de la santé et de l’éducation, de l’accès à l’électricité, ainsi que de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire.
Des résultats mis en avant
La Banque mondiale a également présenté les principaux résultats enregistrés dans le cadre du précédent partenariat, dans un contexte marqué par l’insécurité et les déplacements de populations.
Selon Ousmane Diagana, plus de 28 millions de personnes ont désormais accès à l’électricité, contre 3,4 millions auparavant. Plus de 430.000 élèves déplacés ont par ailleurs pu réintégrer le système scolaire, tandis qu’environ 850.000 personnes ont bénéficié d’un accès à l’eau potable.
Le portefeuille de la Banque mondiale au Burkina Faso s’élève actuellement à quatre milliards de dollars, répartis sur 29 projets actifs, a précisé le responsable de l’institution.
La coopération entre le Burkina Faso et la Banque mondiale remonte à 1963, année de l’adhésion du pays à l’institution financière internationale.
« Se mesurer au résultat »
Le ministre d’Etat chargé de l’Administration territoriale, Emile Zerbo, a appelé à traduire le nouveau cadre de partenariat en résultats concrets au bénéfice des populations.
« Un partenariat durable se construit sur la confiance, se nourrit de l’engagement et se mesure au résultat », a-t-il déclaré.
Le nouveau CPP 2026-2031 constitue ainsi le principal cadre de coopération entre le Burkina Faso et la Banque mondiale pour les prochaines années, avec l’objectif affiché de soutenir le développement économique et social du pays.
HO/te/APA





