Le ministère algérien du Commerce et de la Promotion des exportations a annoncé, mardi, une révision à la hausse de ses projections de volumes d’échanges bilatéraux avec l’Afrique de l’Ouest, ciblant particulièrement l’axe Alger-Dakar dans le cadre du calendrier de démantèlement tarifaire continental dans le cadre de la ZLECAf.
Selon le communiqué du ministère algérien du Commerce, la révision à la hausse de ses projections d’échanges, en faveur de l’axe Alger-Dakar, s’appuie sur une évaluation des capacités logistiques disponibles et sur l’accélération du processus d’intégration commerciale africaine. Les autorités algériennes entendent positionner le pays comme un hub d’exportation vers les marchés subsahariens, notamment pour les produits manufacturés et les matériaux de construction.
Toutefois, cette ambition se heurte à des obstacles structurels persistants. La faiblesse des infrastructures portuaires et routières, ainsi que la lenteur des procédures douanières, continuent d’entraver la compétitivité des exportations algériennes face à la concurrence marocaine et tunisienne sur les mêmes corridors.
Des experts économiques indépendants soulignent que sans réformes profondes du cadre réglementaire et une modernisation accélérée des chaînes logistiques, ces projections pourraient demeurer théoriques. Le secteur privé national, peu habitué aux marchés subsahariens, peine à s’engager dans des partenariats durables.
Le gouvernement mise néanmoins sur les accords bilatéraux récemment signés avec le Sénégal et le Mali pour stimuler les échanges. Une mission commerciale de haut niveau est prévue pour octobre prochain à Dakar, réunissant des opérateurs publics et privés.
Cette dynamique s’inscrit dans le cadre plus large de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), dont la mise en œuvre effective reste inégale selon les régions. L’Algérie, comme d’autres pays nord-africains, doit encore harmoniser sa fiscalité douanière avec les exigences du traité continental.
MK/AK/Sf/APA





