Le Mouvement de libération de São Tomé-et-Principe (MLSTP) est arrivé en tête des élections législatives du 27 septembre, selon les résultats provisoires annoncés mardi par la Commission électorale nationale (CEN).
Dirigé par Américo Barros, le MLSTP a remporté les législatives à Sao Tomé, avec 24 sièges sur les 55 de l’Assemblée nationale, devant l’Action démocratique indépendante (ADI), qui en a obtenu 23. Le MLSTP devance ainsi d’un siège l’ADI, conduite par Américo Ramos. Aucun des deux principaux partis ne dispose toutefois de la majorité absolue, fixée à 28 sièges.
Le Mouvement des citoyens indépendants-Parti de l’unité nationale (MCI-PUN) arrive en troisième position avec six sièges, tandis que le mouvement BASTA obtient deux députés. Le Parti de convergence démocratique (PCD), le Mouvement démocratique-Force du changement (MDFM) et Nossa Terra n’ont obtenu aucun siège.
Selon les données provisoires de la CEN rapportées par l’agence STP-Press, le MLSTP a recueilli 18 622 voix, contre 18 061 pour l’ADI. Le BASTA a obtenu 4 639 suffrages et le MCI-PUN 4 142 voix, tandis que Nossa Terra, le PCD et le MDFM ont recueilli respectivement 1 832, 1´452 et 972 suffrages.
Le scrutin, auquel étaient appelés près de 147 000 électeurs, a été marqué par une forte abstention, annoncée à 62,92 %. La CEN fait état de 49 720 suffrages valides, auxquels s’ajoutent 743 bulletins blancs et 402 bulletins nuls.
Avec huit sièges à eux deux, le MCI-PUN et BASTA disposent désormais de représentants susceptibles de participer aux discussions sur la formation du prochain gouvernement, aucun des deux principaux partis n’ayant obtenu seul la majorité parlementaire.
Ces élections législatives sont intervenues deux mois après la présidentielle de juillet, remportée au premier tour par Carlos Vila Nova, réélu à la tête de l’État.
Dans son évaluation du scrutin, la Mission électorale de la Francophonie (MEF) a indiqué que les opérations s’étaient déroulées dans le calme et conformément aux textes en vigueur. La mission a notamment relevé la bonne organisation des bureaux de vote observés et le déroulement ordonné des opérations de dépouillement.
Elle a toutefois signalé certaines difficultés, notamment des électeurs ne figurant pas sur les listes de certains bureaux ainsi que la fermeture de bureaux au-delà de l’heure prévue. La mission recommande notamment de renforcer la fiabilité des listes électorales et encourage les acteurs politiques à utiliser les voies légales en cas de contestation.
La CEN a précisé que les chiffres annoncés mardi demeuraient provisoires, dans l’attente de l’achèvement des opérations d’apurement et de la validation du résultat général par les instances compétentes.
SS/te/Sf/APA





