Les États-Unis et la Zambie sont parvenus à un accord sur la révision de leur futur partenariat dans le domaine de la santé, après le retrait de dispositions controversées portant sur l’accès aux données sanitaires zambiennes et l’accès préférentiel des entreprises américaines aux secteurs du cuivre et des minéraux critiques, selon des informations obtenues mardi.
L’accord révisé devrait être signé prochainement, après des discussions menées en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, la semaine dernière à New York, entre le ministre zambien des Affaires étrangères, Mulambo Haimbe, et le sous-secrétaire d’État adjoint américain, Chris Kulukundis.
M. Haimbe a confirmé aux médias locaux que les clauses contestées avaient été supprimées et que le programme d’aide sanitaire avait été dissocié des discussions sur les minéraux critiques.
« Je crois qu’il a désormais été convenu que ces dispositions seraient entièrement remplacées », a-t-il déclaré.
« Le lien, le couplage entre l’accord sur les minéraux critiques et l’aide sanitaire a également été abandonné », a-t-il ajouté.
Le nouvel accord devrait ouvrir la voie à un financement américain direct de plus d’un milliard de dollars en faveur du secteur sanitaire zambien. Ces ressources doivent notamment soutenir les centres de santé de première ligne, les services de santé maternelle ainsi que les programmes de lutte contre les maladies infectieuses.
Cette avancée intervient après plusieurs mois de négociations entre Lusaka et Washington. La Zambie avait rejeté, plus tôt cette année, une première proposition américaine prévoyant environ deux milliards de dollars d’aide sur une période de cinq ans.
Les discussions avaient notamment achoppé sur des dispositions prévoyant un accès américain élargi aux données zambiennes relatives à la surveillance des agents pathogènes et à la santé publique. La proposition liait également l’aide à un accès préférentiel pour les entreprises américaines aux opportunités d’investissement dans le cuivre et les minéraux critiques.
Ces clauses avaient alimenté les interrogations sur la souveraineté nationale, la protection des données sanitaires et les conditions d’accès aux ressources minières stratégiques du pays.
La question des minéraux critiques revêt une importance croissante pour les grandes puissances, ces ressources étant considérées comme essentielles aux technologies liées à la transition énergétique et à certaines industries de haute technologie.
Deuxième producteur de cuivre d’Afrique, la Zambie cherche parallèlement à attirer davantage d’investissements étrangers tout en maintenant une politique d’ouverture à différents partenaires internationaux, notamment occidentaux et chinois, très présents dans son secteur minier.
JN/fss/te/APA





