Le ministre sénégalais de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a appelé, jeudi à Dakar, lors du Congrès des barreaux de l’UEMOA, à renforcer la confiance dans la justice et à consolider le rôle de l’avocat dans la promotion et la protection de l’État de droit.
À l’ouverture du 4ᵉ Congrès des barreaux de l’espace UEMOA, le ministre sénégalais de la Justice a plaidé pour le renforcement de la confiance dans la justice. L’événement organisé à l’hôtel King Fahd Palace de Dakar réunit, pendant trois jours, des avocats des huit États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.
Dans son discours, le ministre a insisté sur le rôle central de l’avocat dans le fonctionnement de la justice et la consolidation de l’État de droit, tout en appelant à poursuivre l’harmonisation des pratiques juridiques au sein de l’espace communautaire.
Me Moussa Sarr a également souligné la nécessité de renforcer le dialogue entre le ministère de la Justice et le Barreau afin d’améliorer le fonctionnement de l’appareil judiciaire et de contribuer à une meilleure qualité du service public de la justice.
Les travaux du congrès portent notamment sur trois thématiques : l’intelligence artificielle et ses enjeux pour la profession d’avocat, la Caisse autonome des règlements pécuniaires des avocats (CARPA) et la gestion des fonds des clients, ainsi que l’acte d’avocat.
S’agissant de l’intelligence artificielle, le Garde des Sceaux a plaidé pour une utilisation responsable de ces technologies, dans le respect du secret professionnel, de la protection des données et des droits fondamentaux.
Il a notamment rappelé que les outils technologiques doivent rester au service du jugement et de l’expertise du professionnel du droit, sans se substituer à son appréciation.
Abordant la question de la CARPA, Me Moussa Sarr a mis en avant son rôle dans la protection des deniers des justiciables, la traçabilité des fonds et la prévention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme.
Il a invité les barreaux des États membres de l’UEMOA à renforcer l’application des règles communes relatives à la gestion et à la sécurisation des fonds des clients.
Concernant l’acte d’avocat, le ministre a relevé ses avantages en matière de sécurité juridique, de confidentialité et de célérité, tout en rappelant ses limites au regard de l’acte authentique.
Selon lui, une meilleure reconnaissance de cet instrument juridique pourrait contribuer à prévenir certains contentieux et à renforcer la sécurité juridique dans l’espace UEMOA.
En conclusion de son intervention, Me Moussa Sarr a placé les différentes thématiques du congrès sous le signe de la confiance, qu’il considère comme un élément essentiel de l’autorité et de l’utilité de la profession d’avocat.
Il a réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner les réformes destinées à consolider l’État de droit et à améliorer le service public de la justice, avant de déclarer officiellement ouvert le 4ᵉ Congrès des barreaux de l’espace UEMOA.
TE/Sf/APA





