La Banque centrale du Nigéria (CBN) a abaissé son taux directeur de 26,5 % à 23 %, à l’issue de la 307e réunion de son Comité de politique monétaire (MPC), invoquant l’amélioration de la conjoncture macroéconomique et la nécessité de renforcer la transmission de sa politique monétaire.
Annoncée mardi à Abuja par le gouverneur de la CBN, Olayemi Cardoso, la décision d’abaisser le taux directeur de 26,5 à 23% a été prise à l’unanimité des 11 membres présents à la réunion du Comité de politique monétaire (CPM).
Le Comité a également recalibré le corridor des facilités permanentes à +50 et -300 points de base autour du taux directeur, tout en maintenant le coefficient de réserves obligatoires à 45 % pour les banques de dépôts, à 16 % pour les banques d’affaires, et à 75 % pour les dépôts du secteur public non couverts par le compte unique du Trésor (TSA).
Selon M. Cardoso, ces ajustements visent à améliorer l’efficacité de la transmission de la politique monétaire et à conforter le rôle du Comité dans la conduite de cette politique.
« Le recalibrage du corridor ne constitue pas un changement de l’orientation actuelle de la politique monétaire, mais un ajustement opérationnel destiné à renforcer son efficacité et à accompagner la transition vers un régime de ciblage de l’inflation », a-t-il déclaré.
Le gouverneur a indiqué que le Comité avait examiné les évolutions récentes de l’économie mondiale et nigériane, ainsi que les risques susceptibles d’affecter les perspectives économiques et leurs implications pour la politique monétaire.
Les membres du MPC ont notamment estimé que l’amélioration de la situation macroéconomique permettait cet assouplissement sans compromettre le processus de désinflation. Ils ont également relevé que l’écart entre le taux directeur et les taux appliqués sur le marché avait affaibli l’efficacité de la transmission des décisions monétaires.
La CBN a par ailleurs mis en avant la résilience accrue de l’économie nigériane, marquée notamment par le ralentissement de l’inflation, un niveau jugé confortable des réserves de change, l’amélioration des fondamentaux extérieurs et un regain de confiance des investisseurs.
M. Cardoso a précisé que l’excédent de la balance des paiements s’était établi à 3,51 milliards de dollars au deuxième trimestre 2026, contre 2,38 milliards au premier trimestre.
Le Comité a également relevé les avancées dans la réforme du cadre opérationnel de la politique monétaire, notamment l’adoption du taux NOFR comme référence fondée sur les transactions sur le marché monétaire.
Le gouverneur de la CBN a enfin estimé que les réformes engagées avaient contribué à réduire les pressions inflationnistes et à stabiliser l’économie nigériane, désormais, selon lui, « sur une trajectoire de croissance ».
GIK/lb/te/APA





