La croissance de l’économie nationale marocaine ralentirait de 4,9% en 2025 à 4,4% cette année, puis à 2,9% en 2027, selon les projections de Bank Al-Maghrib (BAM).
En dépit d’une projection à la baisse de la croissance économique marocaine, à 4,4% en 2026, la valeur ajoutée agricole marquerait un rebond de 16% cette année, tenant compte d’une récolte céréalière estimée par le Département de l’Agriculture à 93 millions de quintaux (MQx), et reculerait de 7,6% en 2027 sous l’hypothèse d’un retour à une production céréalière moyenne de 50 MQx, indique la Banque centrale du Maroc, dans un communiqué publié à l’issue de la troisième réunion trimestrielle de 2026 de son Conseil.
Pour les activités non agricoles, leur rythme décélérerait de 4,5% en 2025 à 3,1% cette année, en lien avec une évolution moins favorable que prévu de certaines branches, notamment les industries extractives et manufacturières, avant de remonter à 4% en 2027, ajoute la même source.
Lors de sa réunion, le Conseil a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25%.
« Tenant compte de la forte incertitude pesant sur les perspectives économiques et au regard de l’évolution à moyen terme de l’inflation à des niveaux modérés et de la consolidation attendue de la dynamique de l’activité économique non agricole, le Conseil a jugé approprié de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25% », indique le communiqué .
Le Conseil affirme qu’il continuera de suivre de près l’évolution de la conjoncture externe et interne et de fonder ses décisions, réunion par réunion, sur la base des données les plus actualisées.
Au plan national, l’impact de l’environnement externe défavorable est perceptible sur les importations des produits énergétiques et sur le rythme d’activité de certaines industries dépendantes d’intrants importés.
En revanche, l’effet de la flambée des cours de l’énergie sur les prix domestiques reste limité, atténué par les subventions accordées aux professionnels du transport routier et par le maintien des prix du gaz butane et de l’électricité.
L’inflation est restée faible, s’établissant à 0,3% en moyenne sur les huit premiers mois de l’année, et devrait, selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, ressortir à 0,7% sur l’ensemble de l’année 2026 et augmenter à 1,5% en 2027, ajoute la BAM.
AK/Sf/APA





