Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, et la directrice générale de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Amy Pope, ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération entre les deux institutions en faveur d’une migration sûre, régulière et respectueuse des droits des migrants, tout en mettant l’accent sur la contribution de la diaspora au développement du continent.
En marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies (UNGA81), les deux responsables ont échangé sur les enjeux liés à la gouvernance des migrations, à la protection des droits des migrants et au développement de voies légales de mobilité.
Mahmoud Ali Youssouf a souligné l’importance d’un partenariat renforcé entre l’UA et l’OIM pour promouvoir une mobilité humaine sûre et régulière, tout en favorisant une implication accrue de la diaspora africaine dans les efforts de développement du continent.
Cette implication doit notamment se traduire par le développement des compétences, le transfert de connaissances et le maintien en Afrique de capacités essentielles, dans un contexte où plusieurs secteurs du continent font face à des besoins importants en ressources humaines qualifiées.
Le président de la Commission de l’UA a également mis en avant le rôle de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) dans l’intégration économique du continent. La facilitation de la circulation des travailleurs et des compétences à travers les frontières africaines figure parmi les enjeux liés à l’approfondissement de cette intégration.
La mobilité de la main-d’œuvre est en effet étroitement liée au développement des échanges économiques, à la circulation des compétences et au renforcement des chaînes de valeur africaines. Dans ce cadre, une meilleure coordination des politiques migratoires peut contribuer à faciliter les déplacements professionnels tout en renforçant la protection des travailleurs migrants.
Les discussions ont également porté sur la nécessité de promouvoir des voies régulières de migration afin de réduire les risques auxquels sont exposées les personnes empruntant des parcours irréguliers et de renforcer la coopération entre les pays d’origine, de transit et de destination.
Les deux responsables ont enfin réaffirmé leur engagement commun à protéger les droits et la dignité des migrants et à consolider la coopération internationale sur les questions migratoires.
La rencontre illustre ainsi la volonté de l’UA et de l’OIM de rapprocher les politiques migratoires des objectifs de développement, en faisant de la mobilité des personnes, de la diaspora et des compétences des composantes de l’intégration africaine.
TE/Sf/APA





