L’ONHYM et le groupe français Viridien vont développer des données géoscientifiques et sismiques destinées à mieux évaluer le potentiel des bassins sédimentaires marocains et à soutenir de nouvelles opportunités d’exploration.
L’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) et le groupe français de géosciences Viridien ont conclu une collaboration «multi-client» visant à approfondir la connaissance du sous-sol marocain et à soutenir l’exploration des hydrocarbures, selon une annonce de l’ONHYM publiée dimanche.
Le partenariat prévoit le développement de données intégrées sur le sous-sol ainsi que le recours à des outils d’analyse avancée dans plusieurs bassins sédimentaires considérés comme prospectifs au Maroc. L’objectif est de fournir aux acteurs de l’exploration une meilleure connaissance des caractéristiques géologiques du sous-sol et de contribuer à l’identification de nouvelles opportunités.
La coopération associera l’expertise régionale et géoscientifique de l’ONHYM aux capacités de Viridien dans les domaines de l’imagerie sismique, des géosciences et de l’analyse des données. Pour l’Office, cette approche doit également favoriser le partage de connaissances et l’innovation technologique dans le secteur de l’exploration.
«Cette collaboration reflète l’engagement de l’ONHYM à promouvoir l’innovation et les partenariats internationaux qui permettent de valoriser le potentiel en hydrocarbures du Maroc», a déclaré sa directrice générale, Amina Benkhadra. Selon elle, la combinaison des expertises des deux partenaires doit permettre d’améliorer la connaissance du sous-sol, d’attirer des investissements et d’accélérer les opportunités d’exploration à travers le Royaume.
Cette initiative intervient dans un contexte de forte dépendance du Maroc aux importations énergétiques. Selon le guide 2025 de l’International Trade Administration américain consacré au secteur énergétique marocain, les combustibles importés couvrent plus de 90% des besoins énergétiques du pays.
Parallèlement au développement des énergies renouvelables, le Maroc cherche à accroître sa production nationale de gaz naturel et à renforcer ses infrastructures gazières. Sa feuille de route gazière de 2024 prévoit notamment le développement de la production nationale, des capacités d’importation de gaz naturel liquéfié (GNL) et du réseau national de transport.
MK/AK/Sf/APA





