Le Fonds de développement des exportations en Afrique (FEDA), branche d’investissement en fonds propres d’Afreximbank, renforce sa présence sur le continent avec l’adhésion du Sénégal et du Libéria, tandis que l’Angola et le Zimbabwe ont ratifié l’accord portant création de l’institution.
Les nouvelles adhésions du Sénégal et du Libéria portent à 24 le nombre de pays membres du FEDA, consolidant son implantation géographique et sa capacité à accompagner les investissements stratégiques en Afrique. Sans compter la ratification de l’accord par Angola et le Zimbabwe.
L’élargissement de la base des membres devrait notamment permettre au Fonds de renforcer son soutien aux secteurs considérés comme prioritaires pour la transformation économique du continent, parmi lesquels l’agro-industrie, la logistique, l’énergie, l’industrie manufacturière, les services financiers et la transformation des minerais critiques.
Réduire le déficit de financement
Créé comme le bras d’investissement en fonds propres d’Afreximbank, le FEDA intervient à travers des financements en fonds propres, des quasi-fonds propres et d’autres formes de capitaux patients destinés aux entreprises et projets contribuant à la diversification économique, au développement des exportations et à l’intégration régionale.
Avec l’arrivée de nouveaux pays membres, le Fonds entend élargir son champ d’intervention et faciliter la mobilisation de capitaux africains de long terme en faveur de projets à fort potentiel de transformation.
Le FEDA prévoit également de renforcer ses partenariats avec les investisseurs publics et privés afin de mobiliser des ressources supplémentaires et d’accroître les financements disponibles pour les entreprises africaines et les projets structurants.
« Ces nouvelles avancées en matière d’adhésion témoignent de la confiance croissante des gouvernements africains dans les institutions qu’ils possèdent et contrôlent », a déclaré Dr George Elombi, président d’Afreximbank et des conseils d’administration d’Afreximbank et du FEDA.
Selon lui, les instruments de financement en fonds propres et en quasi-fonds propres du FEDA seront « essentiels » à la réalisation de projets industriels stratégiques aux niveaux national et régional, dans le cadre du programme d’industrialisation de l’Afrique porté par le Groupe Afreximbank.
Des perspectives d’investissement accrues
Pour Emmanuel Assiak, directeur général du FEDA, l’élargissement du nombre de membres ouvre de nouveaux marchés et offre davantage de possibilités de coopération avec les gouvernements et le secteur privé.
« Le Sénégal, le Libéria, l’Angola et le Zimbabwe offrent chacun des perspectives d’investissement particulièrement prometteuses dans des secteurs stratégiques de leurs économies », a-t-il souligné.
Le responsable a assuré que le Fonds entend transformer cette présence élargie en investissements capables de renforcer les chaînes de valeur locales et régionales, d’améliorer la compétitivité des entreprises africaines et de générer un impact économique durable.
Cette expansion intervient alors que le FEDA a fortement accru sa capacité financière au cours des cinq dernières années. L’engagement d’Afreximbank en faveur du Fonds est ainsi passé de 100 millions de dollars à 1,3 milliard de dollars, permettant à l’institution d’élargir ses investissements à davantage de régions et de secteurs du continent.
TE/Sf/APA





