La tension politique monte d’un cran en Côte d’Ivoire. Justin Katinan Koné, figure de proue de l’opposition et 4e vice-président du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), la formation politique fondée par l’ancien président Laurent Gbagbo, fait l’objet d’une procédure judiciaire officielle.
L’homme politique ivoirien,Justin Katinan Koné, 4e vice-président du PPA-CI, a reçu une convocation écrite lui ordonnant de se présenter au service des enquêtes générales de la préfecture de police d’Abidjan, le mercredi 9 septembre 2026 à 10h00 (GMT, heure locale).
Émise sur instruction directe du procureur de la République, cette convocation enjoint le cadre du PPA-CI à se déplacer accompagné de son conseil, conformément aux strictes dispositions de l’article 90 du Code de procédure pénale ivoirien.
Bien que le document officiel reste muet sur les motifs exacts de cette interpellation, le calendrier de cette procédure administrative suscite de vives interrogations dans les cercles politiques en Côte d’Ivoire.
Cette convocation intervient à peine cinq jours après une conférence de presse au ton particulièrement offensif animée par Justin Katinan Koné. Lors de cette prise de parole publique, le vice-président du PPA-CI s’était attaqué de front à la gestion gouvernementale d’un dossier économique et sécuritaire ultrasensible.
Il avait textuellement martelé que « l’orpaillage illégal est un phénomène né de la méthode de conquête du pouvoir par le RDR », le Rassemblement des républicains, le parti d’Alassane Ouattara, aujourd’hui intégré au parti au pouvoir, le RHDP.
Pour Katinan Koné, l’orpaillage clandestin « ne peut être combattu par le système qui le génère ». Reste désormais à savoir si ses déclarations frontales sur l’économie minière et la gouvernance sont à l’origine de cette activation de l’appareil judiciaire, alors que les avocats du parti préparent son audition.
AP/Sf/APA





