Le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan a fermement démenti les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux concernant le décès de N’Guessan Koffi Aimé, plus connu sous le nom de « Prophète David Jérémie ». Ce dernier est bel et bien en vie et sa situation médicale est désormais stable.
Tout a commencé le lundi 10 août 2026, lorsque le suspect, N’Guessan Koffi Aimé, plus connu sous le nom de « Prophète David Jérémie », a été interpellé dans le cadre d’une enquête judiciaire ouverte à la Préfecture de police d’Abidjan. Cependant, durant sa garde à vue, l’homme s’est plaint dans la nuit d’une vive douleur à la poitrine. Face à l’urgence de la situation, les autorités ont immédiatement réagi en le conduisant à l’Institut de Cardiologie d’Abidjan (ICA).
Sur place, les examens médicaux ont révélé qu’une artère de son cœur était bouchée. Face au pronostic vital engagé, les équipes médicales ont pratiqué en urgence une intervention chirurgicale. Selon le communiqué officiel du parquet, l’opération s’est déroulée avec succès et l’état de santé du patient est aujourd’hui jugé stable.
Une vidéo devenue virale a mis le feu aux poudres. Le pasteur ivoirien David Jérémie Koffi, retient désormais l’attention des autorités judiciaires. Lors d’un sermon récent, le guide spirituel s’est ouvertement réjoui de la disparition du colonel-major Fofié Kouakou, ancien chef de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), décédé le 9 août 2026.
L’interpellation du leader religieux David Jérémie Koffi secoue la toile et la communauté chrétienne ivoirienne. En ciblant la mémoire de l’officier défunt et en annonçant un décès « one by one (un par un) » des ex-chefs rebelles, le fondateur de l’église Christ Family Ministry fait face à des accusations judiciaires.
« Tout à l’heure, quelqu’un m’a envoyé un message disant qu’il y a un chef commandant rebelle qui vient de mourir, du nom de Fofié. Je ne sais pas si c’est vrai ou si c’est faux. Ça continue seulement, one by one (ndlr : un par un) », avait déclaré le pasteur devant ses fidèles.
Ces propos, massivement relayés sur les réseaux sociaux, ont immédiatement suscité l’indignation générale. De nombreux internautes dénoncent un « évangile de la revanche » et fustigent la transformation des chaires religieuses en tribunaux médiatiques.
Cette mise au point du parquet intervient alors que plusieurs publications sur les plateformes numériques annonçaient de manière infondée la mort du « Prophète David Jérémie ». Le procureur de la République a profité de cette occasion pour rappeler la stricte réglementation en vigueur concernant la diffusion de fausses informations en Côte d’Ivoire.
La publication et le relais de fausses nouvelles par le biais d’un système d’information constituent une infraction pénale majeure. En vertu de l’article 183 du Code pénal ivoirien, les auteurs et les complices de tels partages encourent de lourdes sanctions, notamment une peine d’emprisonnement allant d’un à six ans, ainsi qu’une amende comprise entre 500 000 et 5 000 000 de francs CFA.
Les autorités appellent donc les internautes à la plus grande responsabilité et à la vérification des sources avant tout partage.
AP/Sf/APA







