Le Niger a réuni mardi à Niamey les acteurs publics, les partenaires au développement, la société civile ainsi que les autorités coutumières et religieuses autour d’une table ronde consacrée au renforcement de la cohésion sociale et à la consolidation de la paix.
Organisée sous l’égide du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, la rencontre s’inscrit dans la mise en œuvre du Programme de la Refondation de la République (PRR) 2025-2029, présenté comme un cadre de référence des politiques publiques du pays.
Au-delà de la réponse sécuritaire
Selon les organisateurs, la table ronde vise à favoriser une approche plus globale des défis auxquels le Niger est confronté, notamment l’insécurité, les déplacements de populations et les vulnérabilités socio-économiques.
Cette approche associe à la réponse sécuritaire des dimensions liées à la justice sociale, à la réconciliation et au développement, avec l’objectif de renforcer durablement la paix et la stabilité.
Vers un fonds commun
Les participants examinent notamment la possibilité de renforcer la coordination entre les différents acteurs intervenant dans le domaine de la cohésion sociale.
La rencontre doit également contribuer à la mobilisation de ressources à travers la création d’un fonds commun multipartenaire sous l’égide du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Ce mécanisme vise à améliorer la cohérence des interventions et à éviter la dispersion des efforts et des ressources.
La gouvernance et le suivi des projets de cohésion sociale figurent également parmi les priorités, avec un accent annoncé sur l’efficacité, la transparence et la responsabilité.
S’appuyer sur les mécanismes locaux
La stratégie présentée lors de la rencontre entend également s’appuyer sur des mécanismes traditionnels de régulation sociale, notamment la solidarité communautaire, la parenté à plaisanterie et les médiations coutumières.
À travers cette démarche, les autorités nigériennes souhaitent transformer les acquis en matière de sécurité en bénéfices concrets pour les populations en matière de paix et de développement.
La table ronde doit ainsi favoriser un partenariat entre l’État, les partenaires techniques et financiers, la société civile et les autorités traditionnelles et religieuses, fondé sur la responsabilité partagée et le suivi des résultats.
AC/Sf/APA







