Le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités a annoncé des sanctions contre 66 agences de voyages pour des infractions constatées lors de la dernière saison de l’Omra, dans le cadre du renforcement du contrôle du secteur et de la protection des pèlerins.
Le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités a infligé des sanctions à 66 agences de voyages à l’issue de la dernière saison de l’Omra, a annoncé le ministre Sherif Fathy lors d’une conférence de presse tenue au Musée national de la civilisation égyptienne. Selon les autorités, ces mesures font suite aux contrôles menés sur les opérateurs chargés d’organiser le petit pèlerinage vers les lieux saints en Arabie saoudite.
D’après le ministère, les principales infractions concernent la modification des programmes de voyage sans information préalable des pèlerins, l’absence de signalement des voyageurs n’ayant pas respecté leur date de retour, l’exercice de l’activité sans siège social homologué ainsi que des irrégularités liées à la délivrance du code-barres obligatoire sur le Portail égyptien de l’Omra. Ce dispositif numérique est utilisé pour authentifier les voyages autorisés et lutter contre les offres illégales.
Les sanctions varient selon la gravité des manquements constatés. Huit agences ont vu leur licence d’exploitation définitivement retirée, tandis que deux agences ont été suspendues de l’organisation de l’Omra pendant un an. Une autre a écopé d’une suspension de six mois, trois agences ont été suspendues pour deux mois et 39 agences pour un mois. D’autres établissements ont fait l’objet de sanctions administratives complémentaires.
Le ministre Sherif Fathy a indiqué que son département poursuivait le renforcement des outils de contrôle numérique afin d’améliorer la transparence du secteur. « Tout dépassement sera traité avec fermeté pour préserver la réputation du secteur touristique égyptien », a-t-il déclaré, soulignant la volonté des autorités de faire respecter les obligations imposées aux agences agréées.
Le Portail égyptien de l’Omra constitue aujourd’hui l’instrument central de régulation du marché. Il permet de valider les programmes de voyage, de relier les agences aux administrations compétentes et de protéger les droits des pèlerins en limitant les activités des intermédiaires non autorisés.
La réglementation oblige notamment les agences à respecter les engagements contractuels, à informer les autorités de toute modification des programmes, à assurer le suivi du retour des voyageurs et à délivrer un code-barres officiel garantissant la conformité du voyage.
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